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Ce mardi 20 janvier 2026, la Ville d’Ajaccio et la Société publique locale (SPL) Ametarra ont officiellement présenté, lors d’une visite de chantier, le lancement de la première phase de travaux de la Citadelle Miollis.
Passerelle piétonne depuis le port Tino Rossi, un nouvel accès réglementaire pour accéder à la Citadelle. Implantation du projet de nuit (Crédit photo : Perrot & Richard Architectes et Amélia Tavella Architectes)
Longtemps, la Citadelle d’Ajaccio s’est dressée comme une forteresse inviolable, pensée pour repousser l’ennemi et tenir la ville à distance. Édifiée à la fin du XVe siècle par les Génois, renforcée au fil des siècles pour résister aux assauts venus de la mer comme de la terre, elle symbolisait la puissance militaire et le contrôle du territoire.
Aujourd’hui, ce bastion autrefois fermé au public, entame une transformation majeure, avec sa reconnexion au tissu urbain afin d’en faire un lieu vivant, animé toute l’année, prenant la forme d’un nouveau quartier d’Ajaccio.
Un chantier structuré jusqu’en 2030
Jean-Joseph Folacci, directeur général de la SPL Ametarra
Le calendrier de ce chantier, présenté par la SPL Ametarra, s’articule en plusieurs phases, avec une finalisation des travaux prévue à l’horizon 2030. Le contrat de projet conclu avec l’État prévoit un coût global de 15 649 115 euros hors taxes. Ce montant est financé à 80 % par l’État, soit 12 519 292 euros HT, dans le cadre du Plan de transformation et d’investissement pour la Corse (PTIC). Les 20 % restants sont assurés par la SPL Ametarra pour le compte de la Ville d’Ajaccio.
Les opérations engagées au titre de l’année en cours, pour un montant estimé à 8,5 millions d’euros HT, concernent un ensemble de travaux structurants notamment la création d’un nouvel accès depuis le port Tino Rossi, la dépollution du site et la réalisation de fouilles archéologiques, le désamiantage et la démolition de bâtiments dépourvus de valeur patrimoniale, ainsi que la restauration d’une partie des remparts et du chemin de ronde.
Les travaux de création des réseaux et de réalisation des aménagements publics, ainsi que la mise en place d’une passerelle piétonne reliant la rue Bonaparte à la citadelle et le rétablissement d’un cheminement piéton vers la plage Saint-François, seront réalisés lors de la deuxième phase de travaux.
Archéologie et restauration : révéler et comprendre le monument
Les opérations archéologiques constituent une étape essentielle du projet et accompagnent étroitement les travaux de restauration et de démolition. Une étude préalable approfondie des remparts a été menée, afin de guider le projet architectural et distinguer les maçonneries d’origine des modifications plus tardives, intervenues au fil des siècles.
« De nombreuses interventions postérieures – canonnières bouchées, anciennes ouvertures condamnées, reprises de maçonnerie – ont créé des désordres visibles dans le rempart. L’objectif est d’harmoniser l’ensemble et de restituer au monument son aspect initial », explique Quentin Baril, responsable des opérations archéologiques pour l’entreprise Hadès.
Ces investigations sont également menées en lien direct avec la démolition de bâtiments récemment orchestrés, notamment le local dit des Anciens Combattants (datant de 1930), situé dans l’axe de la future rampe piétonne et logistique qui connectera la Citadelle au port. Elles permettent de mettre au jour des vestiges majeurs, jusque-là masqués, tels que la face interne du rempart, ses contreforts et les ouvrages de soutènement.
Rampe d’accès piétonne, escalier (Crédit photo : Perrot & Richard Architectes et Amélia Tavella Architectes)
« Ces dispositifs présentent des caractéristiques très spécifiques de l’architecture militaire génoise, dont on ne recense que deux ou trois exemples comparables en Europe, ce qui confère à la Citadelle d’Ajaccio une valeur patrimoniale exceptionnelle à l’échelle européenne, complète l’archéologue. Elle témoigne de nombreuses phases d’expérimentation menées par des ingénieurs de grande renommée à cette époque, faisant de ce site un ensemble unique, tant par la richesse que par la diversité de ses dispositifs défensifs ».
Un nouvel accès pour reconnecter le port et la Citadelle
Future passerelle piétonne, implantation de jour (Crédit photo : Perrot & Richard Architectes et Amélia Tavella Architectes)
Cette première phase de travaux cible prioritairement la mise en accessibilité du site, avec l’ambition d’offrir à la ville « un nouvel espace de vie, de circulation et de rencontres ». À terme, trois nouveaux accès permettront donc une ouverture inédite de la Citadelle vers la ville.
La phase opérationnelle a débuté ces dernières semaines avec les premiers travaux liés à la création du nouvel accès reliant le port Tino Rossi à la Citadelle, qui vise à prolonger la promenade piétonne des quais et à créer un cheminement continu jusqu’au cœur du site. Les fouilles ont d’ailleurs permis de mettre au jour un accès datant du XVIe siècle, qui sera exploité pour créer cette nouvelle porte d’entrée.
Un percement du rempart techniquement encadré
Sur le plan technique, cette intervention fait l’objet d’un encadrement particulièrement rigoureux.
« Comme on réouvre une porte existante, le choix opéré consiste à maintenir la partie haute du rempart. A cette fin, un linteau a été créé, destiné à assurer ce maintien. Des carottages traversants – huit au total – seront ensuite réalisés afin de former une véritable poutre structurelle pour permettre ensuite la déconstruction pierre par pierre de cette partie de l’ouvrage, sous contrôle archéologique », détaillent Jean-Joseph Folacci, directeur général de la SPL Ametarra, et Diane Lambruschini, Directrice de projet.
Pour la création de cet accès, la durée totale des travaux est estimée entre douze et quinze mois. Outre sa future destination piétonne, ce passage est également indispensable pour assurer la sécurité du site, notamment pour permettre le passage des engins de secours incendie, mais aussi pour faciliter la circulation des véhicules et matériels nécessaires au chantier d’aménagement à venir.
Des liaisons piétonnes vers la ville et le littoral
Depuis la rue Bonaparte, une passerelle piétonne sera édifiée afin d’offrir un lien direct vers la place haute de la Citadelle, au niveau du bastion Sainte-Barbe, créant un prolongement naturel avec la ville génoise. La livraison de cet ouvrage est prévue pour 2028.
Enfin, la restitution d’un troisième accès piéton, situé au niveau de l’ancien tambour d’accès existant, permettra d’assurer la liaison entre la plage Saint-François et la Citadelle, favorisant ainsi l’ouverture du site vers le littoral.
Parallèlement, les opérations de désamiantage engagées au premier semestre 2024 se poursuivent. Les démolitions portent sur quelques bâtiments dépourvus de valeur patrimoniale, principalement d’anciens locaux techniques.
Les lancements des appels à projets pour déterminer les activités qui intégreront le site devraient intervenir à partir du printemps 2026, marquant une nouvelle étape importante de l’aménagement du site.
| UN CHANTIER STRUCTURÉ EN PLUSIEURS ÉTAPES Les travaux s’échelonneront entre 2025 et 2030, selon quatre grands volets : • Fouilles archéologiques : deuxième phase de novembre 2025 à juin 2026 (524 k€ HT) • Création d’un nouvel accès depuis le port et percement des remparts : nov.25 – fin 2026 (2,86 M€ HT) • Désamiantage et démolitions (bâtiments ne présentant pas de valeur patrimoniale au titre de l’etude prost /2016): 3e trimestre 2026 (0,6 M€ HT) • Restauration de l’ensemble des remparts et chemin de ronde : 1re phase au printemps 2026 (4,6 M€ HT) • Réseaux & dépollution : 2027–2028 • Aménagements publics : 2029–2030 • Passerelle piétonne : lancement d’un concours 1er trimestre 2026, travaux début 2028 (1,3 M€ HT) |
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